Patrimoine

Église

Au début du 12ème siècle, Guilin de Bocsozel fonde un monastère dont la chapelle située dans le cimetière actuel du Mottier, devient l’église du Moustier-Bocsozel. Plusieurs fois remaniée, celle-ci perd en 1826 son clocher : un incendie endommage la sacristie en 1863.
Vers 1860, on envisage la construction d’une nouvelle église mais les fonds manquent.

Une donation conséquente de Monseigneur Laurencin en 1892 va précipiter les choses. Un premier devis établi dès 1983. Dans une période difficile qui précède les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat, une église et un presbytère sont érigés de 1901 à 1903 sur des terrains donnés par Melle Marie MOYROUD et Etienne BOUGET VIGNOT, par l’entreprise Tony GARABIOL du Grand-Lemps, sous la conduite de l’architecte grenoblois Joseph FERDINAND BUGEY.
Le 26 août 1903 les travaux sont terminés.

🧍‍♂️Monseigneur Laurencin :
Archevêque d’Anazarbe, administrateur de la Guadeloupe, lègue au Grand Séminaire de Grenoble une bourse d’étude pour un élève de préférence originaire du Mottier; une somme importante pour le bureau de bienfaisance du Mottier et une autre somme pour la construction de l’église du Mottier. Il émet le vœu d’y
être enterré au pied de l’autel de la Sainte Vierge.

Financement : Etat (21%), commune (21%), Monseigneur Laurencin (21%), Pères Chartreux (16%)
souscription de l’abbée Thermoz, ancien curé du Mottier (13%), la Fabrique (7%) et espérance Giraudin (1%).

– Dates : 1923, refonte d’une cloche, construction d’un nouveau clocher.
              1947 et 1997, Peinture de Jean Eynaud
              1954, installation d’une horloge
                       électrification des cloches.
– Vitraux : Ateliers Antoine Bernard Grenoble en 1903 et 1920.
– Peintures : Jean Eynaud en 1947 et 1997.
– Cloches : (petite) Marguerite Marie 1923
               (grosse) Augustine Marie 1883 – 723 kg fondue par Paccard à Annecy-le-Vieux

L’Alambic

Au coeur du quartier de Rossatière, à l’annonce de l’automne pour une durée d’environ un mois, nous avons le plaisir d’humer les senteurs d’arôme aux abords de l’alambic.
Devant cette machinerie de distillerie montée sur un plateau agricole, nous avons toujours le plaisir de rencontrer deux fidèles distillateurs sur la commune; Louis BOITON et Cédric MOYROUD travaillent quotidiennement pendant cette période à l’alambic pour obtenir des alcools à partir de fruits divers.
De nos jours, au niveau national, les bouilleurs de crus avec leur alambic deviennent de plus en plus rares. Depuis une loi de 1959, ce privilège ne peut plus se transmettre comme autrefois de père en fils.

Chaque année, on voit plusieurs d’entre eux disparaître et leur privilège s’éteindre avec eux. C’est ainsi qu’en 2001, le conseil municipal décida après enquête auprès de la population mottiéroise, d’appeler cette portion de route « route de l’alambic » pour laisser un souvenir aux futures générations.

– Le principe de la distillation :  
Le mélange aqueux et alcoolisé (vin, moût, bière, fruits…) est porté à ébullition. La vapeur qui est alors produite contient davantage de concentration d’alcool que lors du mélange d’avant (car l’alcool bout dès 78°C et l’eau à 100°C seulement). La vapeur s’élève par le col de cygne et refroidit lorsqu’elle accède dans le réfrigérant où elle se condense et s’égoutte, désormais plus alcoolisée qu’auparavant.

Les premières gouttes qui s’écoulent par le réfrigérant sont appelées tête de distillation et doivent être écartées car elles contiennent des substances toxiques. Ce n’est que lorsque l’alcool buvable s’égoutte par le réfrigérant que le distillat sent bon et se déguste : c’est le coeur du distillat.

Lorsque enfin le distillat commence à se délayer et son goût à s’affadir, il est temps de fractionnerla fin du distillat appelée queue de distillation. L’élimination de la « tête » se fait à l’aide d’un thermomètre, installé au chapiteau de l’alambic, ou bien par l’odorat.

Bocsozel

Depuis longtemps, la ruine de la tour carrée de notre site médiéval menaçait, sinon de s’écrouler, de blesser par la chute de pierres, les nombreux visiteurs fréquentant les lieux.
Son propriétaire n’étant pas défini (études infructueuses de deux géomètres), la famille Jean Prudhomme e a cédé, pour l’Euro symbolique à la commune une parcelle de 1128m², levant l’incertitude et augmentant l’espace disponible pour les manifestations.

L’été 2003, avec l’aide de Jean Boyer, sénateur honoraire, Monsieur Jean GUIBAL, directeur de la conservation du patrimoine de l’Isère nous donnait son accord pour engager l’étude nécessaire aux travaux. Après quatre ans de réalisation et d’instruction de notre dossier, plusieurs subventions nous étaient notifiées.

L’entreprise GLENAT, spécialisée en restauration, assistée par Madame AMSELEM, architecte, a figé l’édifice, lui permettant de subsister plusieurs siècles encore.
Montant des travaux :
maîtrise d’oeuvre 49 300 € HT
Subventions obtenues : 14900 € par la Région au titre de la conservation du patrimoine, et au niveau départemental : 9940 € au titre de la conservation du patrimoine et 13 000 € du budget culture.
Le reliquat pour notre commune est de 11 460 €.

Les bénévoles, principalement les « Amis de Bocsozel » ont beaucoup oeuvré permettant ainsi une économie substantielle.